3) Du contenu et du contenant

Publié: juin 15, 2017 dans Philosophie, Sciences

Désormais que l’homme contemporain, vivant dans une société néo-féodale qui tend à le dépersonnaliser à tel point qu’il n’a plus conscience d’être pensant, appartient à ce grand Tout satisfaisant, fait d’Univers en recyclage permanent, comme son âme, que devient la question du contenu et du contenant ? C’est la nouvelle question métaphysique de tout ce qui existe. On peut vivre en se contentant de répondre : tout comme nos ancêtres savants ne pouvaient concevoir la nature exacte de la Terre et de son mouvement – ce qui est évidence pour nos enfants – nous ne sommes peut-être simplement pas en possession des outils, de la science, d’une capacité cérébrale suffisante pour envisager cette nouvelle dimension, donc nous postulons que nous ignorons, mais qu’un jour ce qui était notre ignorance sera évidence. Ou nous pensons en terme de métaphysique pour élaborer une théorie du contenu et du contenant. Dans ce cas il faut s’affranchir de quelques barrières « scientifiques » comme : la physique contemporaine et ses diverses écoles qui ne font que tâtonner aveuglément ; la relativité d’Einstein qui n’est peut être pas exacte si la constante n’est pas la vitesse de la lumière ; le temps est peut-être une dimension ; pour postuler qu’une force supérieure inconnue régit l’ensemble des Univers dans un espace qui serait lui-même contenu dans un état de matière et de pensée supérieurs à notre capacité d’entendement. Si l’Univers existe dans cet espace contenant d’autres Univers, il existe un nombre incalculable de singularités jumelles qui peuvent se rencontrer comme des ensembles interagissant, d’où pourraient naître toutes formes de matières qui nous semblent étranges, échappant à notre science. Mais tout cela ne répond pas à la question. Tous ces Univers connexes, dans quoi sont-ils contenus ? Ce serait forcément là que nous rencontrons l’infini, or qu’est-ce qui peut l’être de manière satisfaisante sans borner notre pensée ? Le Temps, en dimension ou pas, est infini. Si le Temps est une dimension, alors il peut contenir l’ensemble des Univers inconnus, et la somme de la création, avec une force supérieure inaccessible à notre science. Or ce que nous apprenons désormais, c’est que si l’homme cesse de détruire son habitat, dans un nombre incalculable – et peu importe – de siècles, ces questions apparaîtront à tout un chacun aussi sottes et dérisoires que les affabulations de nos ancêtres luttant pour ou contre la platitude de la Terre et son immobilité. Avec le Temps comme unité universelle et dimensionnelle, tout peu devenir évidence et nos âmes, comme tous les Univers possibles, ont une infinité de Temps pour connaître, dans des cycles, l’achèvement de Soi dans la plénitude, que ce soi un Soleil, un Homme, une Fleur, ou une nouvelle Molécule.

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